Depuis 2013, des articles et publications en ligne associent l’agence Allégorie à des soupçons de corruption autour de ses contrats avec l’opérateur Djezzy. Cette page répond à ces allégations avec des pièces vérifiables : l’enquête de VEON, les décisions de justice algériennes et les démentis officiels. Chaque document cité est disponible sur demande.
Entre 2013 et 2020, des publications ont prêté à Allégorie des contrats obtenus par favoritisme, un enrichissement par influence familiale ou une dilapidation de fonds au détriment de Djezzy. En janvier 2020, des déclarations publiques au plus haut niveau de l’État algérien, largement relayées par la presse, ont mis en cause les dépenses de communication de Djezzy. Aucune de ces publications ne s’appuyait sur une décision de justice ni sur les conclusions d’une enquête officielle. Voici ce que les enquêtes et les tribunaux ont réellement établi depuis.
VEON Ltd. est le groupe international de télécommunications coté en bourse au NASDAQ, à New York, ancien actionnaire majoritaire de Djezzy (Orascom Telecom Algérie). Dans le cadre de la cession de sa participation de 51 % dans Djezzy au Fonds National d’Investissement algérien (transaction conclue le 30 janvier 2015), VEON a mené une enquête formelle portant précisément sur la question soulevée par les allégations : Allégorie et Fifty4 Media, prestataires marketing et médias de Djezzy, ont-ils été impliqués dans une quelconque activité de corruption ?
Société cotée aux États-Unis, VEON est soumise au contrôle de la Securities and Exchange Commission (SEC) et au Foreign Corrupt Practices Act (FCPA) — l’un des régimes anticorruption les plus stricts au monde. Les enquêtes de ce type obéissent à des procédures rigoureuses et documentées ; leurs conclusions sont signées au plus haut niveau juridique du groupe. VEON avait toutes les obligations et raisons juridiques d’identifier des irrégularités si elles avaient existé. Sa conclusion, signée par son Group General Counsel le 20 février 2025 :
« Nous confirmons que l’enquête n’a identifié aucun paiement de corruption, ni aucun autre élément indiquant qu’Allégorie/Fifty4 se serait livrée à des actes de corruption dans le cadre de la Transaction. De plus, l’enquête n’a identifié aucun élément suggérant des risques de corruption liés au recours de Djezzy à Allégorie/Fifty4 de manière plus générale. » (traduction ; texte original en anglais)
— Lettre de VEON Ltd., Group General Counsel, 20 février 2025. Lettre intégrale disponible sur demande.
La partie la mieux placée — et la plus strictement tenue — de détecter une corruption l’a cherchée, et n’a rien trouvé.
Chacune des principales allégations a été portée devant les tribunaux. Dans trois jugements distincts rendus en 2023, le tribunal de Bir Mourad Raïs (Cour d’Alger) a qualifié ces allégations de diffamatoires au sens des articles 296 et 298 du Code pénal et condamné leurs auteurs :
Affaire n° 22/07130 (jugement du 23 janvier 2023) — l’allégation de détournement de « fonds de campagne » jugée diffamatoire.
Affaire n° 22/08398 (jugement du 15 février 2023) — les allégations d’« influence familiale » et d’« arrangements Djezzy » jugées diffamatoires.
Affaire n° 23/00628 (jugement du 22 mars 2023) — l’allégation du « contrat Expo 2020 Dubaï » jugée diffamatoire ; le ministère de l’Intérieur avait officiellement démenti cette histoire le 25 janvier 2020, démenti consigné dans le jugement.
Dès le 4 février 2020, Allégorie Production, Lakhdar Marhoun Rougab et Toufik Lerari avaient exercé leur droit de réponse, publié dans le corps même de l’article d’origine (Africa Intelligence / Maghreb Confidentiel), démentant « totalement et formellement » ces allégations.
Copies certifiées des jugements (avec traductions assermentées) disponibles sur demande pour les journalistes, banques et professionnels de la conformité.
Aucune inculpation, aucune poursuite, aucune condamnation et aucune sanction n’a jamais visé Allégorie ni ses fondateurs pour corruption. Des vérifications indépendantes internationales de due diligence, menées en 2018 dans le cadre du contrôle d’une transaction internationale puis de nouveau en 2026, n’ont relevé aucun antécédent pénal, aucune procédure, aucun problème réglementaire et aucune inscription sur plus de 200 listes de sanctions et de surveillance dans le monde.
Aucune preuve n’en a jamais été établie — et la partie la mieux placée pour le savoir a enquêté. VEON a confirmé par écrit le 20 février 2025 n’avoir identifié aucun paiement de corruption ni aucune preuve de corruption d’Allégorie/Fifty4.
Aucune enquête officielle, aucune juridiction et aucune autorité n’a jamais établi d’illégalité ni de favoritisme dans cette relation commerciale. Les auteurs des principales allégations ont, eux, été condamnés pour diffamation en 2023.
Officiellement démenti par le ministère de l’Intérieur le 25 janvier 2020 ; allégation jugée diffamatoire le 22 mars 2023 (affaire n° 23/00628).
La lettre de VEON, les copies certifiées des trois jugements et la revue de presse des démentis sont disponibles sur demande : marhoun@dusens.group.